La protéa, fleur sud-africaine

La magnifique Région florale du Cap (appelée aussi le royaume floral du Cap et scientifiquement connue sous le nom de Capensis) est l’une des zone florale les plus riche et abondante dans le monde. Parmi les espèces qu’elle abrite figure la famille des protéas, plantes qui attirent l’œil par leurs couleurs chatoyantes, leurs formes multiples, leurs tailles et leurs feuilles variées.
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Les plantes de cette famille tirent leur nom du dieu grec Protée, qui changeait de forme et d’apparence à volonté. En effet, chaque espèce possède forme et couleurs uniques. Leurs feuilles varient en longueur, épaisseur, forme et intensité de couleur selon le type de protéa. Il
est parfois difficile de les identifier proprement, car il existe une centaine de plantes originaires d’Afrique du Sud, mais se prêter au jeu devient rend l’exercice amusant.

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Parmi cette multitude, on distingue aisément la Protéa royale (King protéa)qui est devenue la fleur emblématique de l’Afrique du Sud. Elle orne entre autres les maillots des joueurs de l’équipe nationale de cricket, plus connue sous le nom de l’équipe des « Protéas », bien sûr !

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Qu’est-ce que la protéa ?

Ces plantes magnifiques ont su s’adapter à un climat rude, à un sol pauvre dans des zones montagneuses ou rocheuses. Elles aiment vivre en communauté et poussent ainsi à proximité d’autres espèces. La colonie (ou la communauté) ainsi établie constitue une barrière de protection contre les vents dominants et prévient également de l’érosion. Chaque plante est composée d’une tête comprenant une multitude de fleurs, pollinisées par des oiseaux (dont le Sugar bird), des coléoptères (comme le Scarabée des protéas/protea scarab beetle) ou de rongeurs pour les protéas qui poussent au ras du sol.

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À la fin de la floraison, un cône apparaît en lieu et place de chaque fleur, au cœur duquel sont contenues les graines. Pour se reproduire, la plante a besoin du feu et c’est ce qui rend cette plante encore plus fascinante. Les feux de brousse vont en effet permettre à la plante de disperser les graines contenues dans chaque cône. Or, les feux, pour la plupart conséquents aux orages, ne doivent pas non plus être trop fréquents, car la plante a besoin d’une vingtaine d’années avant de se reproduire à nouveau.

Une plante très populaire

Dans les jardins privés et même dans les jardineries, on trouve parfois des espèces hybrides, destinées à l’ornementation ou à la commercialisation. En effet, les Sud-africains adorent orner leurs bouquets ou compositions florales de protéas, accompagnées d’autres plantes du fynbos. Ces plantes proviennent bien sûr de fermes qui les cultivent dans l’unique but de les commercialiser, car la cueillette sauvage est interdite, pour la préservation de l’espèce. Les protéas font partie de cet écosystème unique appelé le Fynbos, dont l’équilibre est parfois menacé par l’urbanisation ou l’invasion d’autres espèces étrangères. C’est pourquoi les efforts de conservation ne cessent de se développer.

Ouvrez les yeux et tentez de repérer les protéas à flanc de montagnes ; dans certains passages montagneux, le long des routes, on peut facilement les voir. Quand elles sont en fleurs, le spectacle est tout juste magnifique !

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© photo principale : Martina Treurnicht  © photos article de haut en bas : n°2, 3, 7 : Magali Justice ; n°4, 6 : Martina Treurnicht ; n°5 : SA Cricket