Un safari respectueux de la faune

Après la mort du lion Cecil en juillet 2015, le Zimbabwe a annoncé des restrictions pour le territoire de chasse, tandis que certaines compagnies aériennes cessent le transport de trophées. Tour d’horizon, en Afrique australe, des réserves cherchant à protéger la faune.

Le mot safari, « long voyage » en swahili, a longtemps désigné un voyage de chasse au gros gibier en Afrique. L’objectif était clair. Aujourd’hui, ce terme décrit principalement des séjours dans les parcs nationaux de l’Afrique de l’Est ou de l’Afrique australe, dont l’Afrique du Sud. Le voyageur y traque les animaux non pour les tuer mais pour les observer, les admirer et les prendre en photo… La mort du lion Cecil, au Zimbabwe, tué par un dentiste américain ayant déboursé 50 000 dollars, a rappelé que la chasse aux trophées était toujours d’actualité, dans des conditions parfois susceptibles de créer la polémique. Alors que le Zimbabwe a renforcé ses restrictions et sanctuarisé les alentours du parc, comment coupler safari et préservation de la faune ?

Derrière Cecil le lion, l’épineuse question de la chasse au trophée
Derrière Cecil le lion, l’épineuse question de la chasse au trophée

1 
Privilégier les parcs nationaux

Tous sont engagés dans la protection de la nature et la préservation des espèces face à la réduction de leur habitat, l’empiètement humain et le braconnage. Ils cherchent à travailler en collaboration avec les communautés rurales voisines, pour une meilleure compréhension mutuelle et une participation aux efforts de conservation et de préservation.
Parmi les principaux, en Afrique australe : les parcs Kruger en Afrique du Sud, Chobe au Bostwana, Etosha en Namibie… Sans oublier le parc Hwange au Zimbabwe, où vivait Cecil. Le félin à la crinière noire, âgé de 13 ans, aurait été attiré par une charogne hors du parc. Une partie des abords de celui-ci est désormais sanctuarisée, selon une annonce faite par l’autorité des parcs nationaux du pays.
Parmi les parcs moins connus, on peut mentionner le parc national des éléphants d’Addo, près de Port Elizabeth, en Afrique du Sud. Fondé en 1931 pour offrir un sanctuaire aux éléphants rescapés de la région, il accueille désormais plus de 450 pachydermes, ainsi que des Fous du Cap, des grands requins blancs ou des léopards.

Dans le parc national des éléphants d'Addo
Dans le parc national des éléphants d'Addo

2 
Partir en volontariat dans une réserve

Les bénévoles assistent les professionnels dans leurs tâches quotidiennes : le contrôle des déplacements des animaux, la vérification des clôtures, la pose de colliers émetteurs…
Parmi les parcs accueillant les volontaires, dont le séjour est payant : la réserve naturelle Limpopo, le refuge d’Hartbeespoort, près de Johannesbourg, ou le centre de sauvetage d’oiseaux marins à Bloubergstrand, en Afrique du Sud ; la réserve naturelle de Tuli, au Botswana…

Écovolontariat en Afrique du Sud
Écovolontariat en Afrique du Sud

3 
Respecter les animaux

Dernier accident en date, fatal, en Afrique du Sud, le 1er juin : une Américaine tuée par un fauve au Lion Park, près de Johannesbourg. La jeune femme roulait la fenêtre ouverte, malgré l’interdiction, et l’animal s’est engouffré dans la voiture. Il faut bien respecter les consignes données par les gardes, face à ces animaux sauvages : verrouiller sa porte et garder sa fenêtre fermée, rouler lentement sans s’arrêter… Évitez toute interaction avec les animaux, ne laissez aucune trace de votre passage sans rien jeter par terre. Il est généralement interdit de quitter les pistes principales : une consigne frustrante, mais nécessaire d’un point de vue sécurité et pour la préservation des écosystèmes.

blog-afrique-du-sud-elephants-d-addo (1)

© photo principale : South African Tourism © photos article de haut en bas : D.R. ; South African Tourism ; Projects Abroad ; South African Tourism